jeudi 26 février 2009
dimanche 15 février 2009
rencontre avec un vorace voïvode...

Il est temps d'évoquer la grande intrusion de la magie dans l'histoire du mubisme - et cette intrusion fut, dès les premières reptations de Théasar du Jin, et selon des commentateurs antiques, robotative!, - la fluidité extrême de ces pratiques magiques dans le temps ainsi que le rôle actif joué par certains avatars de Théasar.
ce falconidé tétu, à l'assurance digne d'un vorace voïvode, rencontré alors que sévissait au sud est de moron un vent glacial et poussiéreux, avait certes des déplacements calculés selon les principes précis de la logique floue (nous y reviendrons) mais ses mouvements aériens étaient d'un classicisme ébourrifant. et je fus ébourrifé au suprême !
en suivant son vol, plus exactement en cherchant dans l'eau pure du ciel mongol ses ailes semi-conductrices, je suis arrivé sans peine à un monticule de gravas installé sur une pente douce, herbeuse, piquée de petites fleurs orangées...
là, sous la caillasse, un papier recroquevillé :
"j'ai travaillé toute la journée ; le soir, j'ai fait dix vers et bu une bouteille d'eau-de-vie ; elle, elle a bu deux litres de lait et écrit un demi-volume" (Musset se comparant à Georges). Et bien nous, nous nous gorgeons de sardines fraîches et de vins résinés et nous avons écrit plus d'un volume ! car le murex bigarré est comme une outre généreuse...
à suivre
Libellés : eau-de-vie, goût de magie, gravas, logique floue, monter le volume, semi-conducteurs
mercredi 31 décembre 2008
les cloches célestes (comparatif)
hiver 1964, journal de chissant : pour notre réveillon mongol, égorgeons des troupeaux d'huîtres et ébouillantons des quarterons de homards bleus. l'air est frais malgré un petit feu de bois sympathique.
Je porte autour du cou une pancarte explicitant mon oeil poché : "Le Grand Tout a fait
cela"
moi, embouqué près du lac de khovsgol, je grignote des morceaux de viande trop gras et un peu de fromage rance, tout en filmant :
Libellés : feu de bois, homards bleus, troupeau d'huîtres
mercredi 22 octobre 2008
le fils caché de chissant...
après des mois de recherches incessantes, les trésors sortent de la terre : allongé sur sa planche en bois, ce mongol serein m'a apostrophé au marché de moron puis s'est spontanément présenté comme le fils de youri mörzel djizan.
puis il a éructé ceci de rafraîchissant :
contrairement au "rien" qui pourrait désigner une absence de chose(s), quelque entité qui aurait à voir avec le nombre zéro, le Grand Rien lui n'est pas un animal imaginaire !avant de me proposer un thé rustique sur sa planche.
le Grand Rien est touffu, luxuriant, abondant, pléthorique, c'est un compagnon de voyages âpre dans la conversation mais doux dans l'action...
le soir, djizan me montre un gros morceau de aaruul, de la taille aproximative d'un demi-cochon et me murmure : ça aussi c'est le grand rien...
Libellés : le grand rien, thé sur la planche
jeudi 25 septembre 2008
au sujet de théasar du jin

c'est la figure totémique du mubi, le phare nitescent, celui qui a inspiré clairement jutique et chissant dans leurs vies et leurs livres. de nombreux aphorismes mubistes lui rendent hommage à la manière d'un william henry hudson célèbrant les oiseaux : avec légèreté et douceur.
rappelons que l'énigmatique français rencontré à tokyo disait s'appeler lui aussi théasar du jin, manoeuvre grossière à laquelle je ne crois pas mais qui fera s'esbaudir celui qui ne doute pas une seconde qu'un maître antique vieux de mille ans est une source inusable, encore en 2008. la transformation de théasar en poussières élitistes n'a pas diminué son influence dans certains cercles modernes.
certaines vilaines langues très capables dans l'art trompeur de l'anecdote ont décrit du jin comme un serpent à visée neurotoxique, un diabolique diadoque voire une substance immonde venue briser le réel et les braves gens (témoignage d'un paysan en 1648, accusé d'avoir massacré toute sa famille, et qui se disait envoûté par les écrits de du jin ! sa lâcheté ne lui a pas évité la corde).
quelques aphorismes de du jin :
il faut être païen et n'adorer que la lucidité
j'ai dans ma tête une aquarelle bizarre
le désespoir n'a rien d'un gerfaut moderato, c'est une serre sentencieuse
je paresse à me gorger de fromages et de calamars
le suicide est aussi un immeuble bourgeois
dans la scène rurale plus haut, non loin du mékong, préparation à ciel ouvert d'un poisson grillé au sel, met favori de théasar du jin...
jeudi 4 septembre 2008
arthur rimbaud, un mubiste...

les initiés répondent oui sans hésiter... se référant à certaines commandes en livres d'arthur rimbaud autour des années 1880 : traité de métallurgie (4 francs), hydraulique urbaine et agricole (3 francs), poudres et salpêtres (3 francs), minéralogie (10 francs), traité d'astrologie (10 francs) et certains voyages à naples, sumatra, java - sans parler de moult outils.
Libellés : arthur rimbaud, scoops à gogo
mardi 2 septembre 2008
colloque de la canée (4ème édition)
en cours...
pour en finir avec ce qui a été évoqué dans les articles précédents, les travaux résinés (et toujours non publiés) du colloque de la canée peuvent donner un éclairage judicieux sur d'autres morts suspectes ainsi que sur des opérations secrètes menées grâce à des agents mubistes bref mieux comprendre le mubi que certains ont décrit comme une arrière-boutique à très forte odeur...
nous sommes dans une saugrenue panade se plaisait à répéter jutique chaque fois que le sang avait coulé et cette rengaine n'est pas à prendre à la légère. à tel point que d'aucuns ne doutent pas un instant que le mubi a été une annexe du complexe militaro-industriel ou un rendez-vous de mercenaires plus qu'un laboratoire à penser.
nb : ne pas accorder d'importance politique au colloque de tokyo
Libellés : arrière-boutique, odeurs, saugrenue panade
additifs au dossier al hazar
1. al hazar avait reçu un autre courrier, la veille de sa mort, avec ces mots signés de jutique : un gourdin ne suffirait pas à éteindre ma soif d'absolu...
2. lettre de al hazar à un ami : toutes les nuits, je rêve de chiens, et au réveil je me sens bien.
3. rapport d'enquête de la police égyptienne : la tête d'al hazar a subi une distorsion massive avec écoulement d'un coulis rougeâtre faisant penser au sang, suite à l'entrée par l'occiput d'un projectile semble-t-il très agressif. aucune trace d'arme à feu mais constatons la présence d'un livre ouvert sur la table de chevet, sorte de compilation d'écrits incompréhensibles signée d'un monsieur chissant. à l'autopsie, de même, ne retrouvons aucun projectile hostile malgré des déchirures larges et acérées de la matière cérébélleuse.
4. dernier mot de al hazar retrouvé dans la poche gauche de son pantalon : la pieuvre réfrigérée est servie sur un lit de mandragores. avec une coupe de champagne.
5. ses dernières paroles confiées à un magnétophone : enfin invisible !
6. témoignage de lady pavolina, présente jusqu'au moment fatal : pierre était plongé dans un livre depuis le début de la semaine, et il n'en sortait plus. je lui ai proposé de nous rejoindre dans la piscine mais il nous a lancé "j'ai trouvé la clef du monde, j'ai trouvé la clef du monde". je ne l'ai plus revu de son vivant...
Libellés : le coup de grâce, une coupe de champagne
pour revenir sur la mort de pierre de kerun al hazar
l'ultra fanatique al hazar serait mort au Caire vers 2005 après avoir lu cet aphorisme de chissant : le manuscrit voynich qui me rendra à jamais invisible à moi-même et à l'omnitude possède une crosse, un barillet, un canon, une queue de détente. il ressemble aussi peu à un manuscrit que ne se ressemblent la constellation du chien et le chien, animal aboyant.
d'aucuns s'interrogent sur les conditions de fabrication de l'aphorisme, nous y reviendrons... à noter que al hazar avait reçu ce texte par courrier portant l'adresse poste restante bureau du commmerce américain à helsinki qui comme chacun le sait est une annexe de la cia.
Libellés : animal aboyant, conceptus inféré, manuscrit voynich
interceptions de sécurité (2)
dialogue privé entre anita kilo, mécène américaine d'origine grecque, & henri-marcel chissant intercepté au printemps 1951 par le sr soviétique alors que chissant cherchait une épouse en pologne :
je me languis de vous (anita)
soit soit (chissant)
Libellés : voyeurisme
conservation et mobilité des manuscrits mubi (2)

faute de réfrigérateur, ou de chambre forte suisse, les leaders mubistes ont partout affiché un goût immodéré pour les réceptacles anonymes, anodins et atypiques comme ceux du marché de tokyo. le modèle mongol figurant sur la photo, placé sur une simple charrette, bien que peu hermétique a protégé des suites précieuses de mots. il a aussi permis de déplacer ce trésor à travers dunes, lacs glacés, steppes sans fin, collines à fruits rouges et autres variations géographiques...
Libellés : défense fanatique du contenant
le mubi sous surveillance photographique

sur ce cliché (agrandissement semble-t-il), non daté (années 40 ?), m. robert ferillet travaillant pour l'agence de détectives californienne Hide & Ride décrit le rouleau blanc comme étant l'un des textes fondateurs du mouvement soit en anglais one of the most famous holy rolls of the hectic mubi.
les historiens du mouvement n'ont jamais pu s'entendre pour valider ou non cette hypothèse selon laquelle les mubistes auraient développé des techniques très sophistiquées d'enroulement pour dissimuler le corpus du mubi...
Libellés : dissimulation, holy shit
lundi 1 septembre 2008
interceptions de sécurité
new york, été 1943 :
1 - nous aimons beaucoup ce que vous faîtes cher henri-marcel, la fondation est disposée à vous aider de manière grandiloquente (miss anita kilo)
la vie est une fiole-carcan... merci pour votre aide (henri-marcel)
2 - vous dansez marcel ? (edwige)
oui edwige... oui (marcel)
Libellés : boudoir, mondialisation, vie privée
mercredi 27 août 2008
rôle et fonction de l'agent quadruple
je voudrais rappeler pour nos lecteurs fidèles la littérature consacrée à la naissance du mubi, celle en tout cas qui soutient que le mubi aurait procédé d'un plan obscur, mis sur pied par une (ou plusieurs) agence de renseignement d'un grand pays : protocoles expérimentaux du mubi & naissance d'un homme nouveau dans la chine des années 1920 de stanislas gutz, la vibropondeuse rhéographique, arme secrète de la guépéou de hammer von zug, espionnage yankee et mubi : l'entente cordiale dans l'entre-deux-guerres de john tussord, la mongolie de 1919 à 1941, une histoire du renseignement vue par une archiviste du mubi de flora bimes, agents quadruples ou éloge de la folie de marcelin marteau, l'idiome imagé, art suprême de la cryptologie de fiona halgreen, chissant and jutique, spymasters in the steppes de tatjana tupi, comment un conceptus inféré a tué le terroriste pierre de kerun al hazar de luc pulflop... etc...
les titres alambiqués ne tromperont pas les fins lettrés, c'est une littérature à scandale et rien de plus.
ces scribouillards abjects ont même poussé le vice à truffer leur prose de pseudos témoignages recueillis auprès d'experts en renseignement et de proches supposés des fondateurs du mubi !
mais il y a le pompon pompeux : le but de toute cette affaire aurait été de permettre le contrôle du cerveau humain ou plus précisément l'une des ses parties nommée ci et là mucron nodal (sic) et dont jutique et chissant auraient été les inventeurs... invraisemblable...
bien évidemment il faut dénoncer cette sous-littérature comme une énorme escroquerie commerciale... le mubi n'a été qu'une formidable aventure littéraire et c'est bien assez !
on citera par contre l'article éclairant du San Diego Union : un aphorisme acheté 1 million de dollars par une riche fondation américaine (article du 4 novembre 1946) et une littérature qui sent le souffre et l'argent dans la Revue Française du Bon Goût (janvier 1948).
le décor vu par chissant lui-même qui revient dans son journal fantaisiste (1939-1949) sur cette période digne des salons du 18ème et autres boudoirs :
14 mai 1939, île de paros. dès la montée en puissance de notre école au printemps 1925, et cela fut d'abord en france bien sûr mais aussi en grèce, en inde et en mongolie, nous avons eu à rencontrer divers hurluberlus, qui portaient tous pistolet ou sabre à la ceinture, qui soit nous encourageaient dans nos recherches par les paroles ou par des remises directes d'argent, soit nous proposaient de créer des équipes communes de réflexion (ou d'actions ?). bien que nous ayons à chaque fois poliment refusé, il nous a fallu ouvrir un peu nos portes, boire le thé et converser... je dois reconnaître que marcel a fait preuve ici de tact, de clairvoyance & d'entrain magique, nous préservant ainsi de grands dangers.
21 février 1940, paris. la littérature doit rester en marge, et ces agents quadruples, tarés au centuple, m'ennuient fortement. longue discussion hier soir avec marcel qui frétille maintenant à la vue du premier mouchard (même de poche) de la police et que j'essaie de raisonner.
12 janvier 1941, paris. ciel bleu. changai li, la muse de jutique, incroyable brune aux yeux noirs fendus, a tout de l'agent quadruple. son beau sourire cache un cocktail redoutable : encre sympathique, salle de torture, manipulation mentale. j'en suis persuadé.
mars 1942, calcutta. exténué ! tous ces gens qui tournent autour de nous comme alan kardec autour de sa table. la quadruplitude du monde réel m'use et m'use encore... la binaire changai li en devient presqu'agréable. hum, ses robes sont très légères.
mars 1942, tibet. partout où nous allons, partout où nous installons un bureau, les mêmes ombres le long des rues (à nous surveiller).
7 juillet 1942, tibet. encore ce matin, dans le jardin d'automne près de la fontaine marmoréenne, une clique de jeunes étudiants qui se retournent sans arrêt pour voir si on les épie... je crains que ce ne soit eux qui nous espionnent en ce moment. mais pour qui ?
hiver 1943. jutique est à san francisco pour je ne sais quelle raison. il me chauffe de plus en plus les nerfs avec ses idiomes imagés & ses nouveaux copains des soviets ! à travers le hublot du cargo, les rocs de karpathos, je dois me mettre au vert et me consacrer à mes livres.
23 décembre 1943, karpathos. ciel bleu, pas de forme ennemie à l'horizon...
29 avril 1944, new york. les siestes transatlantiques sont mon fort et j'ai adoré la mer verte scintillante. ici les cocktails d'espions se succèdent, et marcel fait voltiger les vocables au grand plaisir des dames. les américains sont les plus offrants pour l'instant mais on peut encore faire monter les prix.
Libellés : entrain magique, mouchard de poche, plan obscur, quadruplitude
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- http://www.thebeatmuseum.org/
- http://www.ubu.com/film/index.html
- http://www.wikyblog.com/mubipedia/Home
- http://www.youtube.com/watch?v=8EpTIfEgYP4
- http://www.youtube.com/watch?v=cai4mCSSjiI





